Bafoussam 19



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SOMMAIRE




Akoéman 1

Ambam 3


Angossas 5

Atok 10


Awaé 12

Awing 13


Bafia 15

Bafou 18


Bafoussam 19

Baham 20


Bakou 24

Bana 26


Banja 28

Banganté 31

Bangourain 34

Bangué 35

Banguem 37

Bankim 39

Bare Baken 43

Bacheo 49

Batié 53

Batoufam 55

Batouri 57

Batsenga 59

Bertoua 67

Betare Oya 71

Biamesse 73

Bibemi 74

Bipindi 77

Biyouha 80

Bokito 85

Bonaberi 88

Bonayamsi 93

Bonjo


Botmakak 93

Bum 97


Buea 98

Campo 100

Dargala 104

Diang 108

Dibombari 110

Lokoundjé 116

Dimako 117

Dizangué 123

Djoum 126

Douala 128

Dzeng 130

Dzigui Lao 133

Ebebda 137

Ebolowa II 140

Ebolowa 142

Eboné 146

Edéa 147

Ekali II 152

Ekoudou 154

Elig Mfomo 157

Endom 131

Eseka 167

Esse 174

Evodoula 176

Figuil 179

Foumbot 181

Guider 184

Kadang 186

Kaélé 287

Kaya 188


Kekem 188

Kentzou 1890

Kobdombo 193

Kousséri 196

Kribi 201

Kumba 209

Kyè Ossi 211

Lagdo 212

Lembé Yezoum 213

Lindoi 215

Lokoundjé 216

Lolodorf 1218

Lom Pangar 224

Loum 225


Ma’an 227

Makak 231

Mamfé 235

Maroua 235

Massock Songloulou 244

Matomb 252

Mbanga Pongo 254

Meiganga 256

Melong 259

Memvele 269

Mengang 264

Mengong 265

Menji 267

Minta 272

Mobilong 274

Mombo 274

Monatélé 279

Mora 281


Mouanko 282

Mouken 285

Mouko 285

Ndikinemeki 286

Ndom 288

Ngambe 283

Ngang-Ha 297

Ngaoundéré 298

Ngong 306

Nguelemendouka 310

Niete 316

Nkoabang 217

Nkolfoulou 318

Nkolmetet 320

Nkongsamba 321

Nkoteng 327

Ntui 329

Obala 334

Obili 340

Okola 342

Okoukouda 343

Otélé 343

Penka Michel 349

Poli 350


Pouma 353

Roum 357


Sa’a 357

Salapoumbé 361

Sangmelima 363

Santchou 371

Soa 376

Souza 378



Tiko 382

Touroua 384

Yabassi 388

Yagoua 389

Yaoundé 393

Yokadouma 399

Zoétélé 401

PREFACE

de Eméran ATANGANA ETEME

Le village est la cellule de base de la vie sociale, le point de rattachement majeur de chacun. C’est la première famille politique de l’homme. Il est antérieur à la constitution de l’Etat. La ville n’est que le niveau de développement suprême du village.

Mettre en réseau les données des villages et des villes du pays dans un ouvrage, c’est sublimer l’économie nationale qui s’élève d’une économie inconsciente en une économie consciente; c’est sortir du jourdainisme économique antérieur à une économie juste.

Un Etat comme le Cameroun ne contient pas un peuple, mais deux cents qui diffèrent par la conception de la vie, de la mort, par la façon et le moment d’organiser les obsèques, par le système de parenté. Il va de soi que dans ces conditions, l’attitude à adopter face à un phénomène dépend de la localité. La connaissance de la donnée ou de la contrainte locale avant un voyage, facilite le déroulement du voyage. La connaissance de la disposition des choses dans une localité à visiter contribue à minimiser l’incertitude. C’est ce que j’appelle l’économie juste, débarrassée des déperditions.

La construction des objectifs se fait par la connaissance d’attentes, lesquelles résultent d’un certain nombre d’indicateurs indiquant les signes du manque ou du . A partir de ces indicateurs, on peut formuler les objectifs. Si l’indicateur est la route bitumée, l’objectif est d’avoir partout des routes bitumées. Si l’indicateur est le nombre de villages desservis en électricité ou en téléphone, l’objectif est le développement local. En tout état de cause, les indicateurs ne sont que l’expression ou le symptome des objectifs.

De A comme Afanloum à Z comme Zoetele, ce hors serie ne prétend pas tout apprendre au lecteur, mais s’efforce d’apporter une réponse à un maximum de questions sur les villages et villes du Cameroun.

A

ABANG MINKO’O



Tous les samedis

Banane plantain,

Patate douce, bâton de manioc, manioc, macabo, plantain




Afanloum :

Accessibilité

A partir de Yaoundé : Gare routière Mimboman-Terminus ou face stade omnisport

Distance 82km

A partir d’Esse : Voyage recommandé en mototaxi

Coût du transport : 1000 francs Yaoundé-Esse

Esse-Afanloum : 1500 francs

Etat de la route : non bitumée

Hébergement : Aucune structure

1993 : Création du district d’Afanloum

1995 : Création de la Commune

Superficie : 170km2

Population : environ 5000 habitants

Groupes ethniques : Mvele avec comme clans : Djom, Yemba, ebanga, Evoundja, Eba’a, Ebemla.

Statut

C’est un ancien district du département de Mefou et Afamba, située à moins d’une centaine de kilomètres de Yaoundé.



origine du nom

Afanloum renvoie à « une forêt touffue et riche, qui abritait beaucoup de sangliers… »



Limites territoriales Cette unité administrative est mitoyenne du district d’Edzendouan au Nord-Est, de l’arrondissement d’Esse au Sud, Mbandjock et Lembe Yezoum au Nord.

Il est difficile aujourd’hui de maquiller les faiblesses de cette localité, dont l’habitat, au centre urbain, se limite à une poignée de maisons. Dans les environs, aucune réalisation attrayante pouvant retenir le regard du visiteur. Si le réseau de distribution d’eau potable est à renforcer, celui de l’énergie électrique attend encore d’être mis en place. Le gouvernement fait cependant des efforts, palpables, dans le domaine de l’éducation, avec la création d’établissements scolaires, dont le collège d’enseignement secondaire, qui accueille, cette année, cinquante six élèves. Les mêmes efforts sont à fournir, en ce qui concerne la dotation en médicaments du centre de santé, et l’affectation, en son sein, d’un personnel qualifié.

Comme si elle voulait montrer son côté véritablement rural, la petite agglomération propose, en permanence, un spectacle amusant de divagation des bêtes. Ces dernières détruisent les plantes et, dès la tombée de la nuit, elles vont, l’œil clos, ruminer dans les salles de classe…

AKO


AKOEMAN

Accessibité

Yaoundé (Mvan) – Mbalmayo : 500 F Cfa.

Gare routière de Mbalmayo – Akoéman : 1 000 F Cfa

Route non bitumée (sur 22 Km, embranchement après le pont sur le So’o)



Distance : 43 Km de Mbalmayo

Statut administratif : chef lieu d’arrondissement du même nom

Date de création : 24 avril 1995 par décret présidentiel



Population : environ 12 000 habitans

Principal groupe ethnique : Bene

C’est un coin un peu difficile d’accès, il faut l’avouer. Coupé de Nkolmet et par sa route principale, Akoéman a su trouver les solutions intermédiaires.

Si vous voulez provoquer un accouchement, ne cherchez plus. Foncez à Akoéman. En fait, foncez sur la route d’Akoéman. Cahots par ci, secousses par là, il n’y aura plus qu’à tendre les mains pour recevoir le nouveau-né. La route qui mène à Akoéman, que d’aucunes ont vite fait d’appeler piste cacaoyère, est un chemin sinueux et étroit. Où les branches des arbres en bordure vous tutoient, vous chatouillent et parfois, avec la vitesse, vous envoient des gifles retentissantes. On s’y engage à un embranchement, juste après le pont sur la rivière So’o. Après une vingtaine de kilomètres sur le bitume, il faut en parcourir une autre, avant de déboucher à Akoéman. Une bourgade comme on en compte de nombreuses au pays. Mais avec une certaine joie de vivre qui se déage des couleurs vives du sol sabloneux. Quand il n’a pas plu bien sûr. Et un peu comme au bout du monde, on arrive à Akoéman, qui pourrait vouloir dire : le bout du rocher, là où la pierre se termine, là où on a barré la route aux allemands.

Akoéman est une presqu’île, encerclée par la rivière Fala, qui constitue la limite naturelle avec Ngoulemakong et Mengueme. A l’entrée Nord, c’est la So’o qui tient lieu de frontière avec la commune de Mbalmayo.

La commune est en cours d’électrification, un projet qui prend beaucoup trop de retard, au goût de tous, maire et concitoyens. Il est aussi prévu l’aménagement d’une vingtaine de puis, et bien d’autres projets. Tout ceci va être rendu réalisable grâce à l’énergie débordante du maire qui a décidé de prendre sur lui, la modernisation du district d’Akoéman. La commune compte une bibliothèque communale, une cité municipale pour le logement des employés, un marché qui n’a rien à envier à celui du Mfoundi, à Yaoundé.

Akonolinga 



Ressources humaines

ProfesseurRobert NKILI, Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale ;

Boniface NGOA NKOU, DG SIC ;

BEKOLO MBANG, Directeur SOCAEPE ;

Pius ONDOA, Ancien ministre

Akom II


Département de l’Océan

Province du Sud

Date de création de la sous-préfecture : 1962

Nombre d’habitants : 25000 environ

Maire de la commune : Mme Eva Minette

Communes voisines : Commune rurale de Nyete, Commune rurale de Kribi, Commune rurale d’Ebolowa, Commune rurale de Bipindi

Principaux villages : Biyeng, Nkolmekak, Assok, Bibouleman, Adjap, Mvie, Akom III

Principaux clans : Essakoe, Ndong Yendjok, Esambita, Esangok, Biyeng, Yemeyema, et pygmées Bagyelis

Attractions : Parc naitonal de Campo Ma'a

Akom II. Mme Minette Eva

Le pays oubli de Martin Paul Samba

Le chef-lieu de l’arrondissement dont est originaire Mebenga M’Ebono, plus connu sous le nom de Martin Paul Samba. « Il n’ ya rien à Akom II. Pas de route, pas d’eau potable, pas de téléphone, pas de journaux, pas de radio, rien, rien, mais alors rien !». Difficile de contredire le constat de l’édile.

Le centre-ville ressemble à un gros village. Hormis la sous-préfecture, l’hôpital de district et la recette des Finances, Akom II est un agrégat de vieilles bâtisses en très mauvais état.

Une ville sans vie, où l’affectation d’un fonctionnaire prend des allures de sanction disciplinaire.

C’était une zone forestière rattachée à la région de Kribi. Un jour, on a demandé aux populations de quitter la brousse pour venir s’installer ici.

Origine du nom

La ville d’Akom II est née, avec un nom qui est en réalité celui de l’un de ces gros arbres de la forêt équatoriale qui abondent ici.

Se rendre à Akom II est une véritable course d’obstacles. La route (très fréquentée par les grumiers) qui mène à ce chef-lieu d’arrondissement situé à 83,19 Km d’Ebolowa et à 85,38 Km de Kribi, est boueuse en saison de pluies. En saison sèche, elle est poussiéreuse et cahoteuse.

Signal télé absent.

Toutes choses qui coupent pratiquement l’arrondissement du reste du monde. Les populations Bulu d’Akom II, Biyeng, Nkolmekak, Assok, Bibouleman, Adjap, Asok, Mvie, Akom III (où la Kienké prend sa source) en payent le lourd tribut. Peu informés sur la marche du monde, ces villageois bavent pour écouler leurs marchandises vers les marchés d’Ebolowa et de Kribi.

A Akok, l’un des villages qui composent la commune rurale d’Akom II, se trouve le berceau de martin Paul Samba. Ses descendants vivent encore ici. L’un de ses neveux, Samba Ntoutoumou ancien préfet, y a érigé une imposante bâtisse, la plus belle certainement. Maison de retraite que beaucoup aimeraient voir transformer en musée à la mémoire de l’illustre résistant.

Lieu de tourisme vanté par Minette Eva, le village Ebemvok abrite la tombe et le palais d’Oba Beti, grand chef réputé dans la contrée que Mekoulou Memba a remplacé sur le trône, en essayant de préserver legs, us et traditions anciennes qu’il acceptaient volontiers de partager avec le touriste curieux.

Les pygmées de l’arrondissement ne sauraient être une curiosité. Malgré les désagréments causés par certains Bantous qui n’hésitent pas à les spolier et à leur nier toute citoyenneté, leur modèle d’organisation, leurs rapports avec la nature et leur maîtrise des éléments, sont des trésors accessibles.

Certaines élites travaillent pour leur intégration et la valorisation du patrimoine pygmée. D’autres se préoccupent davantage du développement de la commune, de son désenclavement et de modernisation. Du coup, les villageois comptent sur l’élite qui vit souvent dans « la lumière de la capitale à Yaoundé », si loin là-bas.

Ressources humaines

Les colonels Akem Zollo et Jules Ngom ;

Jean Claude Ayem,

Professeur Paul Henri AMVAM ZOLLO, Recteur Université Ngaoundéré ;

EVA Joseph, ancien directeur de l’Organisation du Territoire, Responsable à PMUC ;

NKPWANG, Directeur Général Adjoint SODECAO ;

Laurent MINDJA, Ancien Préfet, Conseiller Technique MINATD ;

Ageline MINDJA, Ancien Sécrétaire Général du Ministère du Tourisme

AKONO

A voir aussi dans la région, la cathédrale d’Akono, l’une des toutes premières de l’Afrique noire francophone, à une vingtaine de kilomètres de Mbalmayo, le site d’Ebogo, où l’on peut se rendre en pirogue en pirogue pour chasser ou pêcher, ou bien encore les grottes d’Abouma, et d’Okombe et celles plus célèbre d’Akok Bekoé.



AKWAYA

ALAGARNO

A 30 min environ de Guirvidig se trouve le village d’Alagarno. Situé au Nord de Guirvidig, ce village isolé vivant de l’agriculture et de l’élevage. Mérite un petit détour ; les enfants. Comme souvent dans la région, accueillent joyeusement les visiteurs et les guident dans le village pour leur montrer leur habit traditionnel et la source. Si précieuse, qui alimente le village et les cultures en eau. Pendant la saison sèche, le point d’eau se réduit à une simole mare mais il reste un point de ralliement pour les animaux.

ALOU

AMBAM


Localisation

Ville frontaliere et carrefour de trois pays (Gabon, Guinée équatoriale, Cameroun), Ambam est à 106 km d’Ebolowa sur une route bitumée.



Statut

C’est le chef-lieu du département de la vallée du Ntem.



Y aller

A partir du Gabon :

A 35 km de Kye Ossi, par Oyem, Bitam, grace à la route CEMAC entierement bitumée.

A partir de la Guinée équatoriale :

En passant par Kye Ossi

A partir d’Ebolowa :

A 91 km de route bitumée

Cout du transport : Entre 1000 ET 1500 francs et 2000 francs pour les petits véhicules.

A partir de Yaoundé :

BUCA VOYAGES basé à Mvan et le cout du transport Yaoundé Ebolowa est de 1500 francs.

A partir d’Ebolowa :

Coût du transport : 1500Fcfa

Durée du voyage : environ 1h30 mn

Distance : 90 kilomètres, sur une route bitumée.

1952 : Création de la commune d’Ambam.

Superficie : 2795 Km2

Population : 30 000 habitants

Principaux groupements ethniques :

Ntoumou, Mvae

Chef-lieu du département de la Vallée du Ntem, limitrophe du Gabon et de la Guinée-équatoriale, la ville d’Ambam dispose de nombreux atouts. Au rang de ceux-ci, figurent, notamment, le marché frontalier d’Abang-Minko et de nombreux sites touristiques qui ne demandent qu’à être valorisés.

Soucieux de donner à cette cité-carrefour une configuration digne de son statut, le gouvernement a fait des sacrifices, ces dernières années. Après le bitumage de la route Ebolowa-Ambam et la construction des ponts sur le fleuve Ntem, les pouvoirs publics investissent, à l’heure actuelle, au niveau de l’installation des services départementaux. Ainsi que l’atteste la livraison récente de la nouvelle préfecture d’Ambam. D’autres projets sont annoncés, comme la création d’un hôpital de référence et le passage d’une ligne de chemin de fer. Autant de perspectives qui devraient inciter les forces vives d’ici à se mettre ensemble, et à travailler davantage.

Depuis la construction des axes routiers Ebolowa-Ambam-Eking frontière Gabon, et Ebolowa-Ambam-Kyé-Ossi frontière Guinée-équatoriale et la mise en service des ponts sur le Ntem à Ngoazik et Eboro, Ambam respire.

Certes, des problèmes cruciaux à résoudre demeurent. Notamment celui de l’approvisionnement permanent de la ville en énergie électrique. Pour le moment, l’énergie électrique distribuée à Ambam provient d’un générateur.

Mais l’Etat croit que cette localité a un avenir encore plus reluisant. D’où l’implantation dans le département de la vallée du Ntem, de grands projets, notamment la mise en place d’un barrage hydro-électrique, et la construction, annoncée, d’un hôpital de référence à Ambam.

Depuis la constructrion des axes routiers Ebolowa-Ambam-Eking, frontière Gabon et Ebolowa-Ambam-Kyé-Ossi, frontière Guinée équatoriale, on atteint facilement le chef-lieu de la vallée du Ntem. Le voyageur peut partir d’Ebolowa, à bord d’un car de transport en commun, et être sûr d’arriver à destination au bout d’une heure et demie, si l’on excepte les pannes mécaniques et les contrôles au niveau des postes de police et de gendarmerie.

Sur le trajet Ebolowa-Ambam, on a notamment la possibilité d’admirer le lycée de Nkoemvone, le centre de santé de la même localité et sa chapelle. Quelques structures de l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad) de Nkoemvone, les belles plantations de Mbellmam, le lycée de Meyo-Centre et la station de pesage d’Ambam. Cet axe routier bitumé a la particularité d’être marqué de nombreux virages. Face à ces courbes parfois accentuées, la prudence est de rigueur. Surtout que, par endroits, ce bel axe routier est entamé par quelques nids-de-poule. En dehors de ces obstacles, le parcours Ebolowa-Ambam est dans l’ensemble agréable.

Le voyage d’Ambam est aussi un plaisir parce qu’il donne l’opportunité de se rapprocher des pays voisins que sont le Gabon e tla Guinée équatoriale. Pour se rendre vers le premiers pays cité, il suffit d’emprunter l’axe Ambam-Eking-frontière Gabon, franchir le pont sur le Ntem, à Eboro, et remplir les conditions d’entrée au pays d’Ali Ben Bongo Ondimba. Pour se rendre en Guinée équatoriale, il faut emprunter l’autre axe, traverser le pont sur le Ntem à Ngoazik et déboucher à Kyé-Ossi. Bon voyage !

Les week-ends a ambam sont agréables et conseillés.

ANDEK

ANGOSSAS


Y ALLER

A partir de la gare routière d’Abong-Mbang

DISTANCE : 30km

COUT DE TRANSPORT : 1 000 f en voiture et 1 500 en mototaxi

Pas d’auberge

DISTRICT : 5 octobre 1992

COMMUNE : avril 1995

SUPERFICIE : 600km

POPULATION : 17 000 habitats

GROUPE ETHNIQUES : maka en général et une poignée d’allogènes

Le district de MBOANZ dont le chef lieu est angossas n’oubliera pas de si tot la ZAPI de l’EST des années durant au rythme de cette entreprise agricole, a battu le pouls de la localité.

C’est donc en 1992 que le choix est porté sur Angosas face aux autres bourgs (Mpoundou, Mayos, Esseng, Beul …) en plus, il est logé à égale distance de ses deux extrêmités Bagoloul et Asseng) située sur l’axe Abong-Mbang –Nguelmedouka qui le traverse. Près d’une vingtaine d’années après, l’unité administrative ne s’affirme qu’à travers ce que lui a légué cette entreprise régionale de développement appelée ZAPI (zone d’actions prioritaires intégrées), créée le 2 septembre 1972 par un décret présidentiel, et dont le siège était à Bertoua. La ZAPI de l’Est, tout comme la ZAPI centre-sud, était chargée de la promotion et de la gestion de toutes les opérations de développement à portée économique et sociale, de la programmation et de la réalisation des actions techniques, économiques, sociales, pédagogiques, commerciales de transformation. Un accent particuliuer était mis sur l’intensification des actions d’encadrement, en vue de favoriser l’augmentation de la production cacaoyère et caféitière, principales sources de revenus des habitants.

Les planteurs qui ont presque délaissé les cultures de rente se vantent d’avoir bénéficié des crédits scolaires, des ristournes, des tôles reçues dans les coopératives à des prix homologués, des engrais, pesticides et outils de travail. Autant d’avantages perdus qui, avec la chute de cours des cultures de rente sur le marché international, ont réduit leur bien-être. Les élites préfèrent les palmeraies aux cacaoyères et caféières, malgré la relance de la filière cacao-café par l’Etat. Tandis que les jeunes mettent les plantations en location et boivent de l’alcool avec les revenus qu’ils en tirent. Néanmoins, les planteurs de cette époque souhaitent la résurrection des CODEVIL (comité de développement des villageois) initiés par la défunte ZAPI.

Celles-ci se rétrécissent avec la proximité de l’arrondissement de Doumé qui compte des villages à quelques encablures de là. D’où les litiges fonciers à Metsheboum, Mekouangué, Mpoundou , Abonis et Kek. L’état de la route et la rareté des moyens de locomotion effritent le dynamisme des réseaux d’associations et de groupes d’initiative commune (GIC), ce qui ne facilite pas l’écoulement du manioc, plantain, macabo, concombre, arachide, ananas etc.

La construction en cours du réseau électrique Abong-Mbang-Angossas, la réalisation des forages, la réhabilitation des adductions d’eau Scanmater du centre urbain et de Kek, la rêve d’une téléphonie rurale… l’a l’attente la plus récurrente reste le bitumage de la bretelle Manpang-Angossas à partir de la nationale numéro dix (Ayos-Bonis).

Les populations se rappellent de cette route «  Ndjong koulou » reconnue comme moteur économique et qui sombré sans entretien. Par ailleurs, Angossas reste parmi les localités les plus scolarisées du département du haut-Nyong malgré le manque d’enseignants. L’ADM y a toujours laissé ses marques (bourses, construction des salles, prise en charge des vacataires). Angossas compte 26 écoles primaires et maternelles que complètent un lycée et un Cetic, en attendant celui accordé et à construire à Esseng.

Sur le plan sociologique, Angossas est une commune homogène qui n’est peuplée que des Maka, même si l’hospitalité est légendaire. Cela réduit les tensions sociales. Sur le plan géographique, la zone est marécageuse et n’a pas assez de terres cultivables, ce qui limite la mobilité de ceux qui veulent exploiter la terre.

La commune dépend à 90% des centimes additionnels. Le district de Mboanz est taillé à la dimension des ambitions de ses populations. Leurs préoccupations restent la construction des salles de classe l’hydraulique villageoise, l’électrification rurale, l’amélioration du cadre de vie et de l’habitat, l’entretien des routes rurales etc.

Nous n’avons pas de redevance forestière la route est l’obstacle numéro un de la zone. La route s’étant dégradée, les populations pourtant laborieuses, sont découragées et ont abandonné leurs vastes plantations, que les jeunes mettent aujourd’hui en location. Le point fort reste l’ADM (association pour le développement de Maka Mboanz), véritable structure de dialogue a permis d’améliorer la production agricole et l’habitat.

Angossas retrouve sa place de quartier latin et de leader dans la région sur le plan agricole et surtout intellectuel.

Aux dires des habitants d Mpoundou, village situé à sept kolomètres d’Angossas et une vingtaine du chef de département,ce végétal ligneux fortement ramifié qui est entré dans l’histoire vers 1930 est une symbolique. Une autre phase de la maladie du sommeil qui a terrassé la région du sud-est du pays et qu’à vaincue le Dr Eugène Jamot, médecin chef des colonies arrivé au Cameroun en 1922 et décédé en France le 24 avril 1937. Son œuvre lui a valu deux stèles élevées en sa mémoire à l’hôpital central de Yaoundé et devant l’annexe du ministère de la Santé publique. La forte présence des maladies à Mpoundou a attisé la méfiance des habitants des zones voisines. Personne ne contait fleurette à ses filles, tandis que ses fils étaient rejetés et condamnés au célibat. Les pieds ne trouant plus leurs pointures, la pérennité de la tribu ne pouvait passer que par l’inceste. Ainsi, les patriarches ont organisé un conseil ordonnant les mariages entre les quatre familles de cette tribu Maka. «  balle à terre », ainsi appelait-on cette solution impudique, qui sera matérialisée par le repiquage de deux arbrisseaux de « Ntoumb », symboles d’un couple. En signe de bénédiction, relate-t-on, le plus âgé du village a fait couper et jeter un doigt dans l’un des trous creusés. L’arbre porterait ce jour les vertus de la mythologie Maka Mboanz.

Aujourd’hui, Mpoundou est l’un des villages les plus prolifiques du district d’Angossas, avec plus d 1500 jeunes. «  Aux grands maux,les grands remèdes », disaient les anciens.

Petite commune rurale au cœur de la province de l’Est, à quelque 207 km de Yaoundé, Angossas est une constellation de 30 villages encastrés entre Ayos et Abong-Mbang.

Ses coins fétides, c’est d’abord cet arbre immense nommé Tsoumb, qui se dresse fièrement sur la place du marché du village Mpoundou un arbre qui, selon la légende, serait le repaire de tous les sorciers du village. Mais à bien y regarder, il s’agit en fait de deux arbres représentant l’homme et la femme, qui ont été plantés dans les années 30, au plus fort de la maladie du sommeil qui sévissait dans ce village plus que partout ailleurs dans la région. C’était lors d’un rite traditionnel, qui devait permettre aux jeunes gens des quatre familles qui composent le village de pouvoir se marier entre eux. Ces deux arbres se sont tellement entrelacés qu’aujourd’hui ils n’en font plus qu’un seu1.

Nous voici à Mpalampouam, « le village de l’aigle et du boa », celui de sa belle famille dont la curiosité est son chef, un homme éclectique qui, à plus de 80 ans. Spectacle inattendu, le seul endroit de toute la commune à posséder un réseau résiduel téléphonie mobile est un point précis, sur la devanture du maire. Toute la journée durant, on voit ainsi défiler des gens qui viennent passer un coup de fil, notamment le seul «call-boxeur» qui avance doucement, juché sur son fauteuil roulant, suivi de ses clients à qui il vend l’impulsion à 350 Fcfa.

Les habitants de Mayos, peut-être plus férus de football que les autres, ont édifié une statue à la gloire de Roger Milla avec son numéro 9 mythique et un ballon. Statue touchante, qui trouverait bien sa place au musée Grévin en France, tellement elle ressemble au mythique goléador camerounais. M. l’ambassadeur itinérant ne leur a pourtant jamais fait l’honneur d’une visite. Mais ils espèrent.



Ressources humaines

Jean-Baptiste Bokam, SED, Pca de la Bicec,

Lazare Mpouel Bala, secrétaire général du Minepia ;

René Olinga Meke, directeur des ressources humaines du Minesec.


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