Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie Secrétariat d'Etat à l'Industrie



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1L'Internet en deux mots

1.1Le fruit étrange de la liaison entre la rigueur des militaires et la créativité libertaire des chercheurs sur fond de guerre froide


Aujourd'hui celui que l'on appelle le "réseau des réseaux" est devenu incontournable. Il a ses fans, fascinés par ses possibilités immenses. Il a aussi encore quelques détracteurs de plus en plus rares, qui ne manquent pas une occasion de mettre en évidence ses défauts de jeunesse ou les points faibles liés à sa conception et l'absence de contrôle qui en fait sa force aux yeux des uns et sa faiblesse aux yeux des autres.

1.1.1Dans les années 70, une initiative pour limiter la vulnérabilité des réseaux informatiques en cas d'attaque nucléaire :


1964 : le Ministère américain de la Défense a l'idée d'un réseau de communication sans véritable direction centralisée, conçu de façon à demeurer opérationnel même si des portions entières du réseau tombent en panne ou sont détruites

Paul Baran de la Rand Corporation en invente l'architecture avec la numérisation du réseau et le découpage de l'information en petits blocs : L'originalité du système mis en place, qui assure son invulnérabilité, est l'absence de point central : Le réseau fonctionne sur un mode purement coopératif avec une multitude d'ordinateurs et de réseaux locaux ayant tous les mêmes prérogatives.

Chaque ordinateur "serveur" qui se connecte pour émettre et recevoir sur l'Internet, participe en outre au routage des messages qui circulent à travers le monde selon des cheminements quelque peu aléatoires : il reçoit des serveurs voisins des "paquets d'information" (les messages trop longs doivent en effet être tronçonnés en petits "paquets") et en fonction de l'adresse de destination, le transmet à son tour à un autre ordinateur qui se trouve "à peu près" dans la bonne direction et dont la ligne est disponible (les paquets composant un même message empruntent éventuellement des chemins différents et n'arrivent pas obligatoirement dans l'ordre initial)



Réaction1 d'AT&T: "c'est aussi stupide que de mettre le pétrole dans des tasses à café pour le transporter dans un pipeline".

A cette même époque Engelbart invente la souris www.engr.orst.edu/old_news/121098/engelbart.htm

En 1969, Larry Roberts de l'Agence américaine de l'armement (Arpa) demande à quatre universités américaines de mettre ces idées en pratique dans un réseau expérimental. Quatre supercalculateurs sont interconnectés en 1971 : c'est le réseau Arpanet:

Dès cette époque se met en place ce que certains ont appelé une "adhocratie" avec une coordination d'étudiants qui développent les idées de "protocoles" et de "RFC" (Request For Comment) permettant de lancer les idées nouvelles et de les tester auprès de la communauté

Les chercheurs américains utilisent très vite ce réseau qui leur permet de se partager des capacités de calcul, très onéreuses à l'époque.

1.1.2Un apport décisif des chercheurs en terme d'ergonomie et de convivialité :


Mais rapidement, comme c'est souvent le cas pour des innovations radicales 2 ce n'est pas l'usage pour lequel il avait été conçu au départ qui prédomine : le réseau est de plus en plus utilisé pour consulter des bases de données, échanger des articles scientifiques puis des messages.

Quelques étapes :



1971 Louis Pouzin, chercheur à l'INRIA, épaulé par Michel Montpetit invente le "datagramme", pièce essentielle de la transmission par paquet qui ne nécessite plus l'immobilisation d'une voie de communication comme le protocole américain de l'époque (Host-Host) : c'est le début du réseau Cyclades.

1972: André Truong, créateur de la Société R2E, et François Gernelle, son directeur général, pour répondre aux besoins de l'INRA (Institut de Recherche Agronomique) invente le premier micro-ordinateur : le Micral, autre pièce essentielle du futur réseau Internet, (réaction d'alors d'un haut responsable de Bull rappelée par le Monde "vous n'avez jamais rien compris à l'informatique"),

1972 sur l'initiative des chercheurs américains, invention du courrier électronique et du "@"3 et création d'un groupe de travail en vue de définir un standard d'interconnexion.

1974 : Vinton Cerf met en œuvre le concept de datagramme, développé avec "Cyclades", dans le réseau Arpanet pour créer un des protocoles de base de l'Internet : TCP (protocole de contrôle de transmission). Les multiples "paquets" émis ne parviennent pas tous à destination (jusqu'à 15% sont perdus) : en cas d'engorgement momentané, certains routeurs peuvent en effet être amenés à détruire ceux qui sont en attente: c'est le protocole TCP qui détecte ces échecs de transmission et provoque une nouvelle émission du paquet considéré

Dès cette période, la participation de pays autres que les Etats-Unis à des travaux de spécifications et de tests est tout à fait notable: En France, l'Inria et le Cnet www.cnet.fr sont particulièrement actifs.

C'est aussi l'époque où le CNET "invente" l'ATM www.atmforum.com qui a été jusqu'à aujourd'hui une technologie importante pour accroître de façon substantielle les capacités de transports des réseaux de télécommunications pour la transmission de données.

1977 : , le protocole d'adressage IP (Internet Protocol) voit le jour : il vient compléter le protocole TCP. Dès lors, pour reprendre la définition de l'AFTEL :

"Un internet est alors défini comme un ensemble de réseaux interconnectés et l'Internet, comme l'ensemble des réseaux Internet interconnectés à l'aide du protocole TCP/IP"

76-78 : le projet Cyclades beaucoup trop "déstabilisant", moins "contrôlable" pour les modèles établis dans notre pays, se heurte à une très violente hostilité de l'administration des PTT4 : celle-ci développe la norme X25 issue du protocole "Host-Host" américain, crée Transpac et obtient l'arrêt du projet Cyclades (qui n'aura coûté au total que 20 MF) : le protocole TCP IP devient "hors la loi" (alors qu'à ce moment il permettait déjà des débits 30 fois plus élevés : 2.000 kbit/s contre 64 kbit/s pour Transpac).

Dany Vandrome, Directeur de Renater, www.renater.fr rappelle qu'en 1984 nos chercheurs devaient se déplacer à Londres pour se connecter à ARPANET …

Sur cette base est lancé le Minitel à l'abri des perturbateurs. "A cette époque déjà les tarifs dans notre pays plus du triple de ceux pratiqués aux Etats-Unis pour les entreprises" (Robert Mahl, Annales des mines - nov 96).



1981: la NSF (National Science Foundation) décide de financer un réseau "Computer and Science Network" qui deviendra plus tard le NSFNet afin d'offrir aux universités des services tels que la messagerie.

1982 l'Administration et les grandes entreprises américaines (IBM, Digital, HP,..)essaient d'imposer un standard "vraiment professionnel": l'OSI: le consensus des internautes sur TCP/IP conduit à l'échec de cette offensive

1990: Tim Berners-Lee chercheur au CERN www.cern.ch (centre d'étude et de recherche nucléaire de Genève) invente avec ses collègues le World Wide Web (WWW) et le langage hypertexte (HTML) www.w3.org/History.html :

Derrière les images ou les mots clefs choisis par les auteurs de pages publiées sur le réseau, se cachent les adresses (hyperliens) d'autres pages d'information, situées éventuellement à l'autre bout du monde.

L'Hypertexte contient aussi bien des images, des sons ou des séquences vidéo que du texte proprement dit.

1993 :Grâce aux navigateurs dont l'ancêtre fut MOSAIC inventé par Marc Andreesen de l'université de l'Illinois, d'un simple "clic de souris", l'internaute peut naviguer vers cette nouvelle adresse sans avoir besoin de savoir ni où il va, ni par quel chemin.

L'augmentation de puissance des PC à prix constant, (voire décroissant) leur facilité d'emploi, permettent à cette même époque une explosion du nombre d'internautes.



2000 Lancement par le gouvernement américain du projet NGI (internet de nouvelle génération) l’objectif des USA n’est plus militaire stricto-sensu mais l'Internet n’en est pas moins considéré comme un enjeu stratégique majeur dont il convient de conserver le leadership

1.1.3Qui paye ? Qui contrôle ? :

1.1.3.1Aujourd'hui un financement à 90% privé et une régulation par consensus


Depuis 1995, la National Science Foundation (NSF) ne finance plus le réseau des universités américaines, qui constituait l'ossature d'Internet (arrêt des subventions au NSFNet).

Depuis avril 1995, Internet fonctionne en réseau coopératif. Aujourd'hui chacun (les opérateurs principaux, les prestataires grand public, les entreprises, les particuliers) paie un tronçon de réseau.

Les fonds publics avaient assuré au début la croissance du réseau, mais les entreprises ne dépendant pas des organismes payeurs ne pouvaient pas y accéder. Depuis, des réseaux (au départ indépendants), à vocation commerciale se sont mis en place et connectés au réseau des réseaux.

A l'heure actuelle, la majorité du trafic est d'origine commerciale et plus de 90% du financement proviendraient de fonds privés.


1.1.3.2…sauf pour préparer la génération suivante : une action forte de l'Etat américain


L'arrêt des financements publics de l'Internet ne signifie nullement que les pouvoirs publics américains se désintéressent de cet enjeu, toujours considéré comme vital sur le plan géopolitique comme l'a montré la dernière campagne présidentielle. Bien au contraire ils ont lancé deux grands projets très ambitieux :

NGI : Next Generation Internet (www.ngi.gov) visant à créer une infrastructure "Terabit" mille fois plus puissante que l'actuelle : VBNS (Very High Performance Backbone Network Service www.vbns.net) et mobilisant les moyens du pentagone (DASA, NSA) de la NASA et du département de l'énergie (DOE).



Internet 2 www.internet2.edu avec les universités, centres de Recherche et Industriels pilotes qui ont l'objectif de développer de nouvelles applications tirant parti de cette puissance nouvelle (travail coopératif, médecine, éducation, commerce, …)

Un projet analogue est en cours de développement au Canada : Canarie (www.canarie.ca)



www.canet.upc.es/ngi.world.html présente une vue globale des projets "NGI" dans le monde.

Certains regrettent vivement que l'Europe ne se donne pas les moyens de rester dans la course pour cette prochaine étape qui se prépare outre atlantique tant au niveau des infrastructures que des nouvelles applications permises par celles-ci, alors que les moyens financiers sont relativement modestes (100 millions de dollars par an pour le projet NGI: ce n'est guère que 1/350e de la capitalisation d'une entreprise qui a émergé de la génération actuelle comme Yahoo!)

La FING (Fondation pour l'Internet de Nouvelle Génération) s'est créée dans cet objectif: elle regroupe des associations (comme l'Isoc ou l'Acsel), des grandes entreprises et des établissements d'enseignement supérieur www.fing.org

1.1.3.3Qui le contrôle ? : une régulation par consensus


La philosophie d'Internet est assez bien résumée dans cette phrase de Dave CLARK, prononcée pour l'IETF (Internet Engineering Task Force www.ietf.org) :

"Nous rejetons les rois, les présidents et le vote.

Nous croyons dans le consensus et les règles évolutives".

Dans cet esprit la notion même de contrôle de l'Internet est très largement rejetée,

L'association étroite entre les phases de développement et de déploiement "rough consensus and running code" favorise plus l'innovation que les positions acquises.

Le fonctionnement de l'Internet est assuré par un certain nombre de commissions et groupes de travail

En 1992 l'Internet Society est chargée d'assister l'IETF et l'IAB (Internet Architecture Board), avec pour mission de diffuser l'information au public, de promouvoir la coopération mondiale et la coordination d'Internet, de ses technologies interréseaux et de ses applications.

L'IETF suit l'évolution des protocoles TCP/IP, de leur standard et de leur intégration avec d'autres protocoles.

Existe aussi, en matière de recherche, l'Internet Research Task Force (IRTF) qui explore les techniques avancées en matière de communications/réseaux, et, pour le développement d'un droit adapté à Internet, l'ILPF (Internet Law&policy Forum)

ISTF (Internet Societal Task Force, présidé par Vint Cerf se penche sur l'impact sociétal de l'Internet et plus concrètement WAI (Web Accessibility Initiative) met au point des standards afin de rendre accessible le web aux handicapés notamment les aveugles.

Enfin, il faut citer le WWW Consortium (ou W3C) pour développer et promulguer des normes (comme Http en partenariat avec l'IETF, HTML, XML,…), ainsi que ICANN www.icann.org (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) qui a récemment remplacé l'IANA après d'intenses débats au sein d'un forum international et qui est chargé des questions de noms de domaines et des adresses.

L'INRIA joue dans ce domaine un rôle majeur puisqu'il est l'un des trois piliers mondiaux du WWW Consortium aux côtés du MIT aux USA et de l'université Keio au Japon et qu'elle en assure aujourd'hui la présidence.

Malgré cela Jean-François Abramatic, Président du consortium ne peut que regretter "un déficit de compétences françaises particulièrement apparent dans les organisations de standardisation de l'Internet": le droit nouveau s'élabore pour l'essentiel dans ces instances informelles par des consensus mondiaux, il est donc essentiel que nous y soyons actifs


1.1.4Une technologie peu onéreuse, et accessible aux PME


La recherche d'informations économiques ou techniques ne nécessite en première étape que l'achat d'un micro-ordinateur (moins 5.000 F) et l'abonnement à un fournisseur d'accès internet (FAI - Provider: entre 0 et 100 F par mois).

Créer un simple site Web coûte de 5 à 100 kF d'investissement initial et entre quelques centaines et quelques milliers de F par mois pour les mises à jour et l'hébergement (il nous a même plusieurs fois été indiqué que les sites les plus réussis avaient été réalisés par de jeunes ingénieurs en stage).



"C'est 20 fois moins cher qu'un serveur vidéotex" (Henri de Maublanc président de l'AFTEL)

La taille de l'entreprise ne paraît pas un facteur déterminant du succès :

Bern KRETSCHMER spécialiste allemand d'Internet écrit :

Sur le réseau, ce qui compte est l'image qui s'affiche à l'écran : elle se fait remarquer grâce à la créativité et à la richesse des idées.

Les grosses entreprises sont plutôt sous-représentées sur Internet parce que des marchés rapidement mouvants réclament des collaborateurs particulièrement dynamiques et des décisions extrêmement souples...

Pour se présenter elles-mêmes sur le Web, de petites sociétés n'hésitent pas à employer de jeunes diplômés, pleins d'allant, et souvent habiles. Alors que les grosses sociétés confient souvent leur présence sur le Web aux Agences de publicité. Celles-ci n'apprennent que lentement les lois du Web qui sont différentes de celles qui appartiennent à l'univers de l'imprimé.

A Autrans’99 Christian Huitema déclarait : « quand j’étais jeune, pour gagner mon argent de poche, je tondais la pelouse du voisin, aujourd’hui mes enfants font le site web du commerçant du coin »

Nous avons pu de nombreuses fois vérifier la justesse de cette analyse.

Pour le client, ce qui est important, c'est de trouver une forte capacité d'écoute auprès de son fournisseur et, là encore, c'est souvent la PME qui sera la plus réactive.

Christophe Lambrecht, fils du patron d'une petite entreprise artisanale "l'écrin du meuble", fabricant des meubles de style à Corbeil-Essonnes, disposait entre sa sortie et l'école et son départ au service militaire en février 98 d'une courte période qu'il mit à profit pour créer un site catalogue www.chez.com/ecrin : quelques semaines après un acheteur américain distributeur de literie française prenait contact avec lui pour venir voir la production

C'est aussi le fils de Christian Hébert qui a développé le site www.mangastore.com , librairie Teshima spécialisée dans les bandes dessinées japonaises

Les Américains ont coutume de dire : "with the internet you can be small and look big"

L'Internet est même à la portée des entreprises "SOHO" (small office, home office), éventuellement même en utilisant internet par l'intermédiaire de cybercafés

comme par exemple la chaîne Kinko's aux USA qui offre un environnement professionnel aux très petites entreprises, avec facturation à l'heure : accès internet, imprimantes haut de gamme, fournitures spéciales, gestion comptable,...ou plus modestement mais avec de grandes ambitions, NewWorks dans le IXème arrondissement à Paris www.newworks.net

Nous avons même pu noter que la plupart du temps dans les grandes structures privées ou publiques les développements réussis étaient le fait de " francs-tireurs" agissant en marge (voire à l'opposé) des hiérarchies

L'existence d'un service informatique puissant est généralement considérée comme un lourd handicap au départ car celui-ci a naturellement tendance à brider des développements qui lui échappent.

Bernard Siouffi, délégué général de la VPC, souligne que, heureusement, avec le décollage du commerce électronique les projets internet commencent à quitter les directions informatiques pour aller dans celles chargées du Marketing

Cette évolution ne se fait pas sans crises comme nous avons pu le noter à plusieurs reprises



De même une direction de la communication richement dotée risque d'émasculer la dimension stratégique de la mutation vers l'internet en la confinant dans le monde du paraître

Netsurf signale par exemple qu' en 1997 lorsqu'on a voulu féliciter LCI (filiale tout info de TF1)de sa remarquable initiative on s'est rendu compte que les dirigeants de la chaîne ignoraient même qui en était à l'origine.

Dans un registre voisin Jean-Noël Tronc (Annales des Mines de nov96) rappelle qu'un des sites les plus visités - le WebLouvre - est issu de l'initiative privée d'un étudiant parisien (Nicolas Pioch) et que la première initiative significative dans l'administration - ADMINET - a été le fait d'une initiative personnelle d'un fonctionnaire (qui a pu heureusement s'appuyer sur l'Ecole des Mines de Paris) mais qui n'a pas toujours bénéficié d'encouragements particuliers de sa hiérarchie



Les PME ayant su occuper de petites niches de produits ou services à vocation internationale, sont sans doute parmi les mieux placées pour une utilisation efficace d'Internet

De même grâce à Internet l'échange de données informatisées EDI entre entreprises a vu ses coûts s'effondrer d'un facteur supérieur à 20 (et ce coût va sans doute encore baisser dans l'avenir avec le développement de XML)

Ce qui était réservé aux grands groupes au temps d'X400 est maintenant à la portée des PME

Internet ou Extranet Voir page 120

1.1.5Invulnérable aux attaques atomiques... mais pas aux pirates : l'e-crime


Le protocole TCP/IP, système de "panneaux de signalisation", qui régule le trafic, peut en effet être assez facilement truqué par des internautes malveillants : en l'absence de mesure de protection, les messages peuvent être lus ou détournés, le site informatique envahi ou asphyxié, des virus introduits (petits programmes altérant ou détruisant des données, capables de se reproduire et de contaminer d'autres ordinateurs), de même que des chevaux de Troie (programme caché activable de l'extérieur), des "portes de services" (qui permettent à ceux qui ont les clés de pénétrer à l'insu du propriétaire) (backdoors) ou bombes logiques, des adresses usurpées (Spoofing): là comme ailleurs, au-delà des précautions élémentaires (tous les rapports entre ordinateurs doivent être "protégés"), un choix difficile est à faire entre l'épaisseur de la cuirasse dont on se dote et la mobilité que l'on recherche

L'année 2000 a connu sur ce plan quelques spectaculaires attaques, notamment celle ayant paralysé pendant plusieurs heures les principaux sites de commerce électronique grâce au détournement de ces "panneaux de circulation" entrainant de monstrueux embouteillages et causant un "déni de service". La police soupçonne de cet acte un jeune canadien de 15 ans. Notons aussi le virus I Love You, qui, avec ses dérivés a causé des dégats que certains chiffrenr à 10 milliards de $

Par ailleurs la copie numérique est d'une extrême facilité et la gestion des droits d'auteurs prend une dimension nouvelle

1.1.6Une distinction à opérer entre réseau de transport et règles de circulation: "la tuyauterie"(le réseau Internet) et les "protocoles" (les "technologies" Internet)


Il convient de ne pas confondre dans Internet ses 2 composantes

  • "la tuyauterie" réseau d'ordinateurs hétérogènes reliés entre eux par des liaisons téléphoniques ou câblées, de capacité de trafic extrêmement variable, qui évolue de façon permanente et incontrôlable (certains n'hésitent pas à parler d'un réseau "à la Dubout")

  • les "protocoles" qui gouvernent la circulation de ces informations à travers le réseau ,...), et qui s'imposent progressivement aussi dans des réseaux internes aux entreprises (Intranets) ou sur des réseaux reliant plusieurs entreprises, mais protégés de l'extérieur (extranets).

TCP/IP pour le transfert des paquets, HTTP pour le transfert de pages en hypertexte (HTML, XML), HTTPS pour les transferts sécurisés par cryptage, SMTP ( Avec grâce au metaformat MIME la possibilité de transmettre dans un même message des données hétérogènes : texte, images,...) et POP3 pour le courrier électronique, NNTP pour les News, IRC pour le "bavardage", VXML www.vxml.org pour la voix, GOPHER pour les banques de données

C'est ce que nous appellerons dans la suite de ce rapport les technologies Internet bien qu'il s'agisse davantage de "standards" que de "technologies" proprement dites.



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