Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie Secrétariat d'Etat à l'Industrie


Une claire priorité : le montage d'actions collectives



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6.3.3Une claire priorité : le montage d'actions collectives

6.3.3.1Six arguments forts pour cette priorité


Nous proposons que les pouvoirs publics privilégient, au moins dans un premier temps, une approche collective et travaillent avec des réseaux préexistants de PMI, pour 6 raisons :

1 - une entreprise capable de tirer profit d'Internet est une entreprise ouverte, une entreprise qui échange et donc une entreprise qui participe déjà à un (ou plusieurs) réseau(x). Vouloir aider une PME renfermée sur elle-même à s'investir sur Internet cumule les difficultés et devra sans doute être abordé seulement dans un second temps

2 - des entreprises travaillant en réseau ont souvent quelques moyens techniques et logistiques communs (éventuellement appuyés sur leur centre technique, un organisme consulaire, un établissement de formation ou une grande entreprise) : il y a là un partenaire naturel, au centre du réseau d'échange d'information sur lequel s'appuyer pour conduire le projet

3 - les premières opérations seront nécessairement à caractère expérimental et comporteront une partie significative d'innovation, d'aléas et de réorientations. Il sera sans doute difficile a priori de définir un cahier des charges véritablement définitif du projet : les fonctionnalités du système seront progressivement définies au cours du développement.

On peut penser qu'une fois les premières références établies il sera possible d'assurer une véritable diffusion de produits standardisés arrivés à maturité en particulier des guides de bonnes pratiques, permettant d'éviter les principaux pièges, et fournissant un cadre aux relations avec les consultants.

Mais, dans un premier temps, les inévitables tâtonnements seront onéreux : travailler avec un réseau permet une meilleure rentabilité de l'investissement public

4 - un système développé pour un réseau comprend les "modules" de l'entreprise isolée mais aussi sans doute des éléments collectifs que l'on ne saurait trouver dans une application limitée à une entreprise isolée.

5 - une entreprise ne peut trouver intérêt à développer ses moyens de communication... que si elle n'est pas la seule à le faire: Développer une technologie basée sur l'échange n'a de sens pour elle que si ses partenaires avancent du même pas.

6 - ces opérations sont l'occasion "d'aguerrir" les consultants dont les entreprises auront besoin dans la phase de diffusion

Ces opérations devront faire l'objet d'une étude stratégique préalable et d'une évaluation pendant et après l'action afin d'être en mesure d'en tirer les enseignements au profit des autres initiatives

Bien entendu la démarche proposée conduira sans doute à s'appuyer dans un premier temps sur des structures d'intérêt général, souvent mieux outillées pour des opérations à caractère expérimental (centre technique, ADEPA, organisme consulaire) ou sur de grands groupes (donneurs d'ordre ayant déjà développé un Intranet par exemple)

Mais il faudra veiller dans la conduite de ces opérations "de référence" à préparer la deuxième phase, qui sera une phase de diffusion, et qui devra s'appuyer préférentiellement sur des consultants privés:

Il faudra dès le départ associer ceux-ci d'une façon ou d'une autre pour qu'ils soient prêts à prendre la relève.



L'appel d'offre UCIP (utilisation collective de l'Internet par les PME) répond tout à fait à cet objectif : cette opération lancée dès 98 (70 projets retenus) et poursuivie depuis, mérite d'être reconduite, et, dans un second temps, être transformée en une procédure capable de recevoir les projets au fur et à mesure de leur arrivée à maturité afin de ne point risquer de les retarder.

6.3.3.2Pistes à creuser pour les actions collectives :


- 1 - examiner les Intranets et les extranets développés par des groupes fortement décentralisés, et étudier les possibilités de transfert d'expérience vers des réseaux de PME

Cf les exemples présentés plus haut de Solectron, AMP et Alcatel MobilPhone voir page 131 ou d'entreprises comme EDF, Schneider ou Hewlett-Packard pour le télétravail)



- 2 - monter, avec un grand donneur d'ordre, une opération pilote concernant la "grappe" sous-traitants :

- avec l'ADEPA http://vigie.adepa.asso.fr dans le cadre du projet "sous-traitance ferroviaire du valenciennois" ?

- avec le CETIM et Aérospatiale pour les sous-traitants de rangs 1 et 2 ?

- avec les constructeurs automobile selon des modalités inspirées du projet américain ANX,



www.anxo.com (qui rappelons-le vise à faire économiser 1 milliard de dollars par an par la généralisation de l'utilisation de l'EDI (pour les informations administratives et financières) et de l'EDT(pour l'interconnexion des bureaux d'étude) à travers un extranet sécurisé voir page :

La récente décision de Renault de se doter d'un gigantesque Intranet et le lancement du projet ENX &w sur le modèle de son homologue américain est sans doute le premier pas dans cette voie

La manifestation intr@net2000 pourrait être l'occasion d'une sensibilisation sur ce thème

- 3 - monter des actions collectives dans le cadre du Fonctionnement d'un réseau d'entreprises préexistant (Cluster) voir page 127

Pour ce qui concerne l'Etat les initiateurs de ces opérations devraient être dans la plupart des cas les DRIRE (si possible dans le cadre des contrats Etat-Régions).

On peut penser en particulier à des réseaux d'entreprises avec lesquels un travail de réflexion stratégique a déjà été conduit concernant les aspects innovation, qualité, développement à l'export comme par exemple avec les lunetiers de MORET.

Cependant, certains réseaux à dominante sectorielle qui n'ont, par essence, pas d'ancrage géographique devront pouvoir trouver un interlocuteur au niveau national doté des moyens nécessaires notamment sur le plan financier.

En règle générale on gagnera en rapidité de mise en œuvre, en motivation des entreprises, et in fine en efficacité si le projet Internet n'est qu'une des composantes d'une action à finalité directement opérationnelle déjà mûre (export, qualité, intelligence économique, sous-traitance, modernisation, reconversion,...)

Examiner en particulier si les relations développées dans le cadre de jumelages entre régions européennes ont développé un volet "relations interentreprises" suffisamment concret pour que Internet y trouve un champ d'application pertinent

Faire d'Internet un des outils pour les opérations de développement de partenariats internationaux montés par les DRIRE entre les PMI de leurs régions et des pays comme l'Allemagne, la Grande-Bretagne, le Japon ou les USA.

Une des actions prioritaires à conduire par les DRIRE est d'établir une "cartographie" des réseaux existants dans leur région, une sorte de "topologie de la confiance" afin de démultiplier l'efficacité de leurs actions (voir page 127)


6.3.3.3Quelques idées de thèmes qui pourraient intéresser les entreprises participant à ces réseaux


  • Faciliter les communications et la transmission de documents (e-mail) au sein du groupement de PME : l'avantage des protocoles Internet étant de ne pas être handicapés par l'hétérogénéité des parcs informatiques.

C'est un premier pas très simple mais déterminant

  • Utilisation partagée de compétences (technique, linguistique, commerciale,... ).

Soulignons tout particulièrement le besoin de compétences juridiques car les contrats internationaux peuvent receler de nombreux pièges, et l'expérience passée a montré que nous n'étions pas particulièrement armés dans ce domaine (notamment pour tout ce qui touche à la propriété intellectuelle ou artistique ou les possibilités d'utiliser les mécanismes d'arbitrage)

Il en est de même pour les compétences dans les domaines douaniers et sanitaires qui sont particulièrement complexes notamment pour les produits agroalimentaires (comme le vin) :

les célèbres couteaux Laguiole ont du, pour exporter leurs produits aux USA, remplacer les manches en corne (produit animal), par du bois d'olivier...


  • Création de communautés d'achat pour accroître la capacité de négociation avec les fournisseurs : c'est là une forme d'organisation qui permet de substantielles économies et qui prend de l'ampleur aux USA voir Plastic net &&w (même d'ailleurs au niveau des particuliers qui, quand ils se regroupent pour acheter par exemple 10.000t de fuel peuvent réellement faire jouer la concurrence)

  • Réalisation de Banques de données techniques réalisées avec le concours des Centres techniques professionnels ou des fournisseurs de la profession

Exemple: projet de banques de données sur les aciers pour les mécaniciens mené conjointement avec le CETIM et Usinor)

  • Mise en commun de gros moyens de calcul ou de logiciels de conception (projet concernant les codes de calcul étudié par le CETIM et le syndicat de la chaudronnerie)

  • Echanges de données techniques, administratives ou logistiques entre entreprises participant à la même filière de production (EDI, EDT) par exemple en étendant l'opération EDITEX, ciblée sur la filière textile dans le Nord-Pas-de-Calais, à l'utilisation du vecteur Internet

Nous avons noté à de nombreuses reprises que certaines PME très avancées dans la maîtrise des technologies de l'Internet (notamment celles qui se sont positionnées sur la conception ou sur le métier d'architecte de industriel), sont fortement pénalisées par le fait que leurs sous-traitants ne sont pas prêts à utiliser ces technologies pour le travail coopératif. Et pour autant contrairement aux grands groupes elles n'ont guère les moyens ni l'influence pour pouvoir à eux seuls faire évoluer leurs partenaires:

Il y a à l'évidence dans ce type de cas une initiative à prendre au niveau collectif en s'appuyant sur le donneur d'ordre petit ou grand:

L'entreprise Lenoir-Elec www.nancy.cci.fr/LENOIR à Longwy, moins de 10 personnes, conçoit des connecteurs de puissance pour de grands clients (Schneider, CEA, EDF, et leurs homologues à l'international).

Pour la production des pièces nécessaires à la réalisation, qui relèvent de multiples technologies, elle fait bien évidemment appel à des sous-traitants (une trentaine).

Bien entendu avec les gros clients les échanges se font sous forme d'échange de fichiers numériques tant pour la conception (fichiers CAO) que pour la partie administrative et logistique



Par contre pour faire fabriquer par exemple une joue nécessitant une découpe laser par une machine pilotée par une commande numérique…elle est obligée d'envoyer un fax avec les coûts , les délais et les risques d'erreurs afférents à un ressaisie des données

le même problème se pose par exemple pour les fournisseurs d'Hervé Thermique ("si j'ai le choix entre un fournisseur branché et un qui ne l'est pas il sera vite fait" Michel Hervé intr@net99 www.intranet99.org) ou pour les clients de Supervox



Philippe Lemoine co-Pdg des Galeries Lafayetten'a pu trouver aucune entreprises française pour lancer "canapé express" qui nécessitait une intégration prise de commande / mise en fabrication

Pour favoriser cette évolution il conviendra de favoriser la production de "subset" pour les messages EDI permettant les échanges entre PME:

Actuellement les "subset" (définition formelle précise des données contenues dans le message) nécessaires pour mettre en œuvre les messages EDI (dont seule l' "enveloppe" est normalisée) n'existent bien souvent que dans le cadre des relations "donneur d'ordre - sous-traitant".

La généralisation souhaitable de l'EDI entre PME nécessite l'élaboration des "subset" pour les autres catégories d'échange.

Le développement de l'usage du langage XML devrait considérablement simplifier ce problème car il suffira de se mettre d'accord sur la nature précise des informations à transmettre (définition fonctionnelle) sans qu'il soit nécessaire de construire un consensus sur le détail de l'agencement entre les données dans le message voir page 120.

JP Morgan et Price Waterhouse proposent par exemple à la communauté financière FpML (Financial product Mark-up Langage), libre de droits, basé sur XML et permettant de gérer toutes les transaction relatives au négoces d'actions, d'obligations, d'indices ou de taux (source ZDNet)

Dans le même ordre d'idée un regroupement d'entreprises(AOL, American Express, IBM, Compaq, Cybercash, Microsoft, Mastercard, Visa, Sun,…ont lancé en juin 1999 ECML, www.ecml.org pour les portes-monnaie électroniques



  • Echanges de données techniques ou administratives avec les pouvoirs publics notamment dans le cadre d'opérations pilotes destinées à développer un EDI lite dans les relations Etat - entreprises ou l'EDT pour l'autosurveillance installation classée,...

  • Promotion de la communauté vis à vis de ses clients en offrant un site collectif riche d'information "de référence" (softselling) :

realtor information network (www.realtor.com) regroupe une large communauté d'agents immobiliers américains

  • Publicité et promotion groupée à l'export, catalogues harmonisés et références croisées permettant d'accroître notoriété et crédibilité (Web-Ring)

  • Plus généralement opérations visant à créer ou promouvoir des structures françaises crédibles de référencement (l'opération réalisée par le CETIH, Centre Technique de l'Habillement en coopération avec les structures professionnelles paraît, notamment sur ce plan, très intéressant : www.lamodefrancaise.tm.fr )

  • Organisation collective de la veille technologique et commerciale notamment à l'étranger.

Signalons ici le très remarquable travail réalisé par la région basse Normandie qui a reçu le prix de l'Action intelligence économique 1999 dans le cadre d'Idt/Net

  • Participation à l'élaboration de la normalisation ou de la réglementation européenne

  • Forums permettant d'échanger les expériences sur les nouvelles machines, les nouveaux matériaux, les nouvelles réglementations ou les nouveaux marchés

Les forums technologiques pourraient en particulier être extrêmement intéressant pour les centres techniques (ou ce qui en tient lieu dans certaines professions), en prenant partiellement le relais des services SVP actuels :

Le CTI jouerait bien entendu dans ces forums un rôle important, mais non exclusif, d'apporteur de solutions aux problèmes posés par les PMI

En retour le CTI bénéficierait, à travers l'analyse des problèmes soulevés, d'éléments pour orienter sa stratégie en matière de recherche, de diffusion technologique et de formation.

Rôle possible d'un centre technique petit très ciblé : CTDEC www.ctdec.com (centre technique du décolletage)?, d'un gros travaillant avec des "PMI ordinaires" : le CETIM www.cetim.fr ?, d'une Agence centrée sur la gestion de l'information en milieu industriel et qui est l'une de celles qui a le plus investi sur Internet: l'ADEPA www.vigie.adepa.asso.fr?

Cette technique de forum pourrait également donner une nouvelle vie aux "sociétés savantes" (trop parisiennes et trop exclusivement scientifiques) en leur permettant de jouer leur rôle d'outil d'information, d'échange d'idées ou d'expérience, de formation continue, de force de proposition qui fut les leurs à une certaine époque (et qui l'est toujours dans de nombreux pays étrangers) et en y faisant participer les ingénieurs de terrain aujourd'hui souvent très isolés

Malheureusement aujourd'hui on ne peut que constater (en dehors du CETIH &&w et du CSTB et dans une moindre mesure du CTBA et depuis peu le CETIM) un retard aussi inquiétant au niveau des centres technique qu'au niveau des entreprises que ceux-ci sont censés conseiller.

Ce ne sont pas les talents qui font défaut dans les centres techniques mais le manque dramatique de prise de conscience au niveau des structures de direction, le blocage des services communication et informatique et les œillères de structures qui s'enferment dans les techniques spécifiques à leur métier

Une action vigoureuse de leur tutelle ne serait peut-être pas superfétatoire quitte à en tirer des conséquences budgétaires pour des structures qui se seront révélées incapables d'accomplir leur mission, c'est à dire d'aider les entreprises de leur secteur à préparer l'avenir voir page 217

6.3.3.4N'oublions pas l'intendance : la logistique, un facteur clé


Il faudra également porter une attention toute particulière aux professionnels de la logistique: en effet tous les produits ne sont pas, in fine, livrables par le Web.

La performance des services logistiques est critique pour les entreprises : ils doivent associer flexibilité, rapidité, fiabilité, coûts compétitifs, qualité des prestations.

Les entreprises logistiques concernées devront bien entendu être parmi les premières actives sur le Web.

Elles devront en particulier assurer la traçabilité des produits et le respect des normes EDI (aujourd'hui les grandes entreprises américaines de messageries comme Fedex http://www.fedex.com/ UPS http://www.ups.com/ DHL http://www.dhl.com/w prennent l'essentiel de ce nouveau créneau de marché sur le plan mondial)



ChateauOnline http://www.chateau-online.fr qui vend essentiellement à l'export plus de 700 vins qui restent, pour l'essentiel, stockés chez les producteurs jusqu'à l'expédition, souligne qu'il s'agit là d'un facteur essentiel de succès

Aujourd'hui d'après les statistiques d'UFB-locabail les entreprises de transport figurent paradoxalement dans le peloton de queue en matière de maîtrise des technologies de l'Internet.

Les Drire qui, à travers les contrôles techniques qu'elles assument pour le compte du ministère des transports ont une occasion de contact permanent avec cette profession ont une responsabilité toute particulière pour favoriser une évolution de cette inquiétante situation

6.3.3.5Des opérations qui nécessitent la mobilisation de tous les partenaires


Ces différentes actions devraient associer autant que faire se peut :

  • les administrations régionales concernées (industrie recherche et environnement, commerce extérieur, agriculture, équipement, culture, finances, travail & emploi,...)

  • des partenaires à vocation technique : ADEPA, CTI de la profession, Centre de Ressources Technologiques, Etablissement d'enseignement,...:

Internet pourrait sans nul doute être un thème privilégié de travail opérationnel pour le réseau des Centres Techniques http://www.reseau-cti.com ; ceux-ci pourraient ainsi mettre en commun leur expérience ainsi que leurs moyens humains et financiers pour développer certains outils en commun et ensuite les décliner chacun dans leur secteur professionnel.

L'implication des centres techniques industriels dans la diffusion des technologies Internet auprès de leurs ressortissants par redéploiement de leurs budgets et de leurs effectifs, peut être considéré comme un bon indicateur de leurs capacités à anticiper les besoins des PMI.(cf paragraphe suivant)



Ce serait aussi l'occasion d'y associer concrètement l'ADEPA http://vigie.adepa.asso.fr , qui apporterait sa compétence transversale, aux travaux de ce réseau

  • des organismes de formation continue capables d'apporter le minimum de compétences nécessaires aux dirigeants des PMI pour leur permettre de participer activement à ces opérations et de former leur personnel en tant que de besoin

  • des CCI notamment pour les opérations ayant une forte composante marketing et exportation car elles disposent d'un réseau dense de conseillers sur le terrain

  • les ARIST et l'ADIT pour la veille technologique et l'intelligence économique

  • des partenaires à compétence commerciale, ayant une bonne expérience du monde des affaires sur Internet

  • des consultants en stratégie d'entreprise et en organisation qui, à travers ces opérations collectives devraient enrichir leurs compétences dans ces domaines, et être ainsi en mesure dans un deuxième temps d'assurer une diffusion des "bonnes pratiques" chez leurs futurs clients.

Le contrat de plan Etat Région se prête particulièrement bien à la mise en place sur la durée d'un plan d'action associant tous ces partenaires.

6.3.3.6Un objectif prioritaire pour les Centres Techniques Industriels (CTI)


Internet concerne les centres Techniques à trois niveaux
6.3.3.6.1Tout d'abord bien entendu utiliser cet outil de communication pour mieux travailler avec les "ressortissants" :

  • site web permettant d'accéder aux ressources du centre et de trouver les coordonnées des interlocuteurs utiles

  • service SVP, forums, newsletter sur profil, annuaires intelligents

  • portail de référencement du secteur (il existe des ressources d'information qui, bien qu'étant l'œuvre d'une seule personne peuvent être tout à fait remarquable comme par exemple Le Site En Bois: saluons l'intelligence du CTBA qui, plutôt que de refaire le travail a décidé de l'encourager et de mettre un pointeur vers ce site http://www.euronature.com/bois/Default.html )

  • bourses en tout genre (ou référencement des bourses concernant la profession: technologie, matériel d'occasion, market places, emploi,…)

  • vente de publications et de services

  • prises de rendez-vous et inscriptions aux formations, suivi de visites d'entreprise par les délégués régionaux

  • propositions d'emploi...
6.3.3.6.2utiliser Internet comme une entreprise ayant réussi sa mutation vers la nouvelle économie doit le faire

Un centre technique, comme toute entreprise se doit de gagner en flexibilité, en réactivité, en performance en allégeant ses coûts administratifs et en réduisant ses délais. Bien que selon les centres (dont les missions sont très diversifiées) les applications prioritaires puissent être très différentes, on peut citer à titre d'illustration quelques développements à étudier

  • fonctionnement des organes délibérants et consultatifs (cela permettrait de mieux associer aux commissions techniques par exemple, les entreprises ne disposant pas de gros services techniques, celles finalement pour lesquelles les CTI ont été conçus.:

  • intégration de la gestion classique dans l'intranet

  • conduite de projets

  • suivi et gestion de la qualité,

  • mise à disposition d'outils d'expertise (surtout pour les "nomades" qui doivent être intégrés a l'intranet par un VPN): par exemple un centre technique comme celui de la fonderie pourrait mettre à disposition des outils de simulation par ce canal

  • coingienering avec ses partenaires pour l'exécution des travaux de recherche

  • supply chain management

  • groupware (par exemple pour l'élaboration des normes)

  • gestion collective de l'intelligence économique et de la veille technologique

  • information ciblée en mode push des agents en fonction de leurs missions

  • télémaintenance, télésurveillance, télémesure ou télé-opération des machines

  • téléphonie et visiophonie IP

  • extranet des CTI et extranets avec les partenaires européens,

...... sans parler bien entendu de toutes les fonctions banales des Intranets (portail web interne, circulation de l'information, accès aux documents, messagerie et annuaire LDAP, forums et news group, mise à jour des logiciels, gestion des congés, offres d'emploi, petites annonces, intranet des syndicats et du comité d'entreprise, réservation de salles, formation en ligne,.... pour n'en citer que quelques-uns au fil de la plume)

Il est nécessaire que le CTI soit lui-même exemplaire dans tous ces domaines pour être à la fois compétent et crédible
6.3.3.6.3Enfin et surtout, rôle du CTI est d'aider les entreprises de la profession être plus performantes

L'irruption de l'Internet --qui concerne tous les secteurs professionnels, tous les métiers et toutes les tailles d'entreprise-- remet en cause les moyens et l'organisation de production, la conception, la gestion, la structure de l'entreprise et les compétences de ses membres

Le "commerce électronique en ligne" qui remplit les journaux n'en est que l'écume : il masque cette profonde révolution et conduit les entreprises à croire qu'elles ne sont pas personnellement concernées

Cette désinformation sur les véritables enjeux de l'Internet les "anesthésie" devant le danger

Il n'est bien entendu pas question que les CTI s'éloignent de leur domaine de compétence ciblé sur le processus de production, mais il est sans doute aujourd'hui une de leurs missions prioritaires que de faire prendre conscience des enjeux de l'Internet dans ce domaine et de les aider à tirer partie de ces opportunités nouvelles

Ils sont la plupart du temps les mieux placés pour marier spécificités métier et NTIC tant au niveau des processus de production que de conception d'organisation et de relation avec les clients, fournisseurs ou partenaires.

Pour les opérations collectives il devront s'attacher (voir ci-dessus) à travailler avec des partenaires à compétence plus "économique" pour pouvoir aider les PME dans une évolution qu'il est parfois difficile de segmenter.

Nous avons un retard considérable avec les pays du Nord (il n'est pas nécessaire d'aller en Amérique) et ces pays sont pour nous de rudes compétiteurs : il s'agit donc là, dans le cadre d'une rapide internationalisation de notre économie d'un enjeu de survie pour nos entreprises dont tous les CTI n'ont pas bien toujours bien pris la mesure (encore récemment un Directeur Général de CTI pensait qu'en ayant un "beau site web" avec 1000 visites par mois il en "était quitte" avec Internet!..)

Les CTI ont un rôle d'autant plus important à jouer qu'une entreprise, surtout petite, ne peut efficacement tirer parti des nouvelles capacités transactionnelles offertes par Internet si elle évolue seule :

L'essentiel des gains se trouve dans les relations interentreprises (logistique, sous-traitance, co-ingienering, achats, formation, SAV, maintenance, ...) : il n'est possible d'avancer efficacement que si une partie significative de la communauté professionnelle concernée évolue de façon à peu près synchronisée (les retardataires ayant vocation à disparaître, quelle que soient leurs compétences techniques, car ils généreront des surcoûts et des délais inacceptables pour leurs partenaires)

Il serait utile que les professions engagent une réflexion stratégique sur ce point en évitant que, comme bien souvent dans les instances de décision l'Urgent ne l'emporte sur l'Important :

Quand celui-ci deviendra Urgent il sera trop tard car si les problèmes techniques peuvent être réglés rapidement il n'en va pas de même des bouleversements organisationnels (tant au niveau de chaque entreprise que dans l'organisation du tissu industriel)



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