Sous la direction d’Alphonse Maindo, Richard Banégas, Guillaume Girard


Annexe 16 : Le rôle de la diaspora selon le sociologue guinéen Bonata Dieng



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Annexe 16 : Le rôle de la diaspora selon le sociologue guinéen Bonata Dieng


« A l'heure de la construction d'une Guinée nouvelle qui a tant de retard à combler, qu'est ce qui est le plus important ? Que Mory Kanté triomphe sur les bords de Seine, c'est pour notre fierté et notre intérêt bien compris surtout qu'il est en train d'ériger à Conakry un complexe audio-reprographique que fera l'affaire de nos talentueux artistes. ainsi il est bien "l'enfant d'Al badaria" ! Que nos footballeurs "évoluant à l'étranger" viennent nous honorer au stade du 28 septembre réjouissons nous qu'ils viennent renforcer leurs coéquipiers du Hafia ou du Horoya ! Que les dits "ténors de l'opposition" en compétition pour l'alternance du pouvoir à Conakry nous viennent de Paris ou de Washington, ils sont de Kankan ou de Labé ! Que tous les Guinéens viennent boucher avec leurs doigts notre jarre trouée et la Guinée sera sauvée ! Des pays d'un grand continent d'Amérique ont tiré leur force et leur puissance d'être des nations pluriethniques d'autochtones et surtout d'immigrants qui ont su finalement, dans la liberté et la démocratie, devenir des moteurs et des modèles de progrès. C'est pourquoi, je vais terminer ce propos, inspiré par les fils valeureux de cette grande Amérique, terre de toutes les diasporas : par l'antillais Frantz Fanon qui pensait si bien que "chaque génération, à travers la relative opacité de l'histoire, doit découvrir sa mission ; la remplir ou trahir". Je souhaite alors aux générations présentes et à venir de guinéens partout où ils se trouvent, de remplir honorablement leur mission envers le pays. Car comme l'indiquait à ses concitoyens lors de son investiture à la présidence l'illustre John Fitzgerald Kennedy : "ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais bien ce que vous pouvez faire pour votre pays". Cet autre témoignage est également riche d'enseignements et consolide notre position » .
Source : CAMARA Djibril Kassomba, La diaspora guinéenne, Paris, L'Harmattan, 2003, pages 71 à 73.

Annexe 17 : Quelques photos de manifestations togolaises en France


Sur ces photos recueillies sur le site Togocity.com, on retrouve des thématiques traitées auparavant, le recours au drapeau comme élément identitaire ou les relations ambigus entretenues avec la France. Enfin, on aperçoit également quelques uns des emblèmes des organisations venues soutenir les manifestations, comme les Verts ou la Confédération Nationale du Travail.







Source : http://www.letogolais.com/article.html?nid=1586


Annexe 18 : Exemple de vote symbolique des Togolais de l’extérieur


Le vote symbolique présenté ci-dessous a été réalisé le 14 octobre 2007, à Saint-Cloud, par la Diaspora Togolaise en France.

Source : http://www.assodtf-france.com/pages/news_compl_diaspora.php?idnews=310


Annexe 19 : Extraits de l’Accord Politique Global signé en 2000


Dans l'annexe II de l'APG il est fixé comme feuille de route au Gouvernement d'Union Nationale : « Outre ses attributions constitutionnelles classiques; le Gouvernement aura pour tâches prioritaires : […] de prendre des mesures en vue d'accélérer le rapatriement et la réinsertion des réfugiés et des personnes déplacées ; de créer les conditions d'une implication plus forte de la Diaspora togolaise à l' œuvre de construction nationale » A l'article 1, paragraphe 2, alinéas 11 et 12 il est également stipulé : « Les Parties prenantes au Dialogue se sont engagées à œuvrer en vue d'assurer la représentation équitable des femmes dans les processus électoraux et dans la vie politique nationale. » et « Le Gouvernement décidera également des mesures incitatives à la participation des femmes à la vie politique. »

1. Ce couple a été jugé et condamné, d'après le Figaro, en novembre 2003 au tribunal correctionnel de Versailles. Source : http://www.ufctogo.com/L-exploitation-ordinaire-d-une-180.html. Ce récit d'exploitation d'une jeune femme avait par ailleurs été mis en scène en 2005 par Brahim Fritah dans le documentaire-fiction « La femme seule », plusieurs fois sélectionné et primé dans des festivals de court-métrage. « Jeanne » Afigéné Crimetz y incarnait son rôle, sous le pseudonyme de Aksosse Legba. Elle est aujourd'hui mariée à un Français, avec qui elle a eu un enfant.

2. Notamment par Christophe Daum dans Associations de Maliens en France, Paris, Karthala, « Hommes et sociétés : anthropologie », 1998, 252 pages ou avec Céline Le Guay dans « Le Mali, sa démocratisation et ses émigrés », Hommes et migrations, numéro 1256, juillet-août 2005, ou par Mahamet Timera dans Les Soninké en France. D'une histoire à l'autre, Karthala, « Hommes et sociétés : anthropologie », 1996, 248 pages. On peut également penser aux travaux de Rémy Bazenguisa et Janet Mac Gaffey sur les Congolais en France : Congo-Paris : Transnational Traders on the margin of the law, Indiana University Press, « African issues », 2000, 190 pages. ou « Ostentation in a clandestine setting : young congolese and zairian migrants in Nganda bars in Paris », Mondes en développement, Bruxelles, 1995, Volume 23, Numéro 91, pages 105 à 112.


3. Si ce n'est la thèse réalisée en 1996 par Flores Sossah : « Pratiques alimentaires et adaptation : cas des Togolais du Sud (Ewés) à Paris. »

4. TOULABOR Comi M., Le Togo sous Eyadéma, Paris, Karthala, " Les Afriques ", 1990, 340 pages.

5. MACE Alain, " Politique et démocratie au Togo : 1993-1998 : de l'espoir à la désillusion ", Cahiers d'Etudes africaines, 2004, Numéro 176, pages 841 à 885.

6. CORNEVIN Robert, Le Togo : des origines à nos jours, Paris, Académie des Sciences d'Outre-mer, 1988, 556 pages. Mais aussi, Histoire du Togo, Paris, Berger-Levrault, « Mondes d'Outre-Mer. Série Histoire », 1959, 429 pages. Ou encore, Le Togo, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 1967, 128 pages. Et enfin, Le Togo, nation pilote..., Paris, Nouvelles éditions latines, « Survol du monde », 1963, 160 pages.

7. DE MENTHON Jean, A la rencontre du Togo, Paris, L'Harmattan, « A la rencontre de... », 1993, 271 pages.

8. EYADEMA Gnassingbé, Ce que je sais du Togo, Paris, Michel Lafon, « L'Afrique au tournant du siècle », 1993, 212 pages.

9. DEBBASCH Charles, La succession d'Eyadéma : le perroquet de Kara, Paris, L'Harmattan, « Points de vue », 2006, 190 pages.

10. AGBOYIBO Yawovi, Combat pour un Togo démocratique, Paris, Karthala, " Tropiques ", 2003, 216 pages.

11. TETE Tètè, Démocratisation à la togolaise, Paris, L'Harmattan, « Points de vue concrets », 1998, 213 pages.

12. DEGLI Jean Yaovi, Togo : à quand l'alternance politique ?, Paris, L'Harmattan, " Etudes africaines ", 2007, 555 pages.

13. DOSSOUVI LOGO Hilaire, Lutter pour ses droits au Togo, Paris, L'Harmattan, " Mémoires africaines ", 2004, 158 pages.

14. LABARTHE Gilles, Le Togo, de l'esclavage au libéralisme mafieux, Marseille, Agone, « Dossiers noirs », 2005, 206 pages.

15. SURVIE, Avril 2005, le choix volé des Togolais : Rapport sur un coup d'État électoral perpétré avec la complicité de la France et de la communauté internationale, Paris, L'Harmattan, 2005, 105 pages.

16. VERSCHAVE François-Xavier, La Françafrique, le plus long scandale de la République, Paris, Stock, 2001, 380 pages. Et, Noir silence, qui arrêtera la Françafrique ?, Paris, Les Arènes, 2001, 597 pages.

17. SOHLER Karin, " Pratiques de la politique transnationale : une étude de cas des organisations et des mobilisations des migrants togolais en France ", Mémoire de Sociologie et Anthropologie, Paris, Université Paris VII Paris Diderot, 2007, 121 pages.

18. Les difficultés rencontrées lors des prises de contacts et de l'enquête seront plus largement décrites au cours de ce dossier.

19. Notamment QUIMINAL Catherine, Gens d'ici, gens d'ailleurs : migrations soninké et transformations villageoises, Paris, Christian Bourgeois, « Cibles XXI », 1991, 222 pages. ou QUIMINAL Catherine, " Les Africains, divers et dynamiques ", in DEWITTE Philippe, Immigration et intégration : l'état des savoirs, Paris, La Découverte, 1999, pages 112 à 120. ou encore QUIMINAL Catherine, « Comment peut-on être Africaines en France ? » dans « Nationaux, étrangers ? Logiques d'État et enjeux quotidiens », Journal des anthropologues, 1998, numéro 72-73, pages 49-61.

20. Notamment DAUM Christophe, Les associations de Maliens en France. Migration, développement et citoyenneté, Paris, Karthala, « Homme et Société », 1998, 250 pages. ou DAUM Christophe, " Migrations, lien au pays d'origine et développement ", in DEWITTE Philippe, Immigration et intégration : l'état des savoirs, Paris, La Découverte, 1999, pages 385 à 390.

21. Cf. CHIVALLON Christine, " De quelques préconstruits de la notion de diaspora à partir de l'exemple antillais ", Revue européenne des Migrations Internationales, 1997, Volume 13, Numéro 1, pages 149 à 160. ou CHIVALLON Christine, " Du territoire au réseau : comment penser l'identité antillaise ", Cahiers d'Etudes africaines, 1997, Volume 37, Numéro 148, pages 767 à 794.

22. ANTEBY-YEMINI Lisa, BERTHOMIERE William et SHEFFER Gabriel (dir.), Les diasporas, 2000 ans d’histoire, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2005, 497 pages.

23. Dans MA MUNG Emmanuel, " Non-lieu et utopie : la diaspora chinoise et le territoire ", in PREVELAKIS Georges (dir.), Les réseaux des diasporas, Paris, L'Harmattan, " Géographie et cultures ", 1996, pages 205 à 213. ou MA MUNG Emmanuel, " La dispersion comme ressource ", Cultures & Conflits, 1999, numéro 33-34, pages 89 à 103.

24. Notamment dans SCHNAPPER Dominique, Qu'est-ce que l'intégration ?, Paris, Gallimard, " Folio Actuel ", 2007, 240 pages.

25. Dans DUFOIX Stéphane, Les diasporas, Paris, Presses universitaires de France, " Que sais-je ? ", 2003, 127 pages.

26. Notamment dans GEORGIOU Myria, « Les Diasporas en ligne : une expérience concrète de transnationalisme », Hommes & Migrations, Numéro 1240, novembre 2002. ou GEORGIOU Myria, GUMPERT Gary, Diaspora, identity and the media : transnationalism and mediated spatialities, Hampton Press, 2006, 194 pages. ou encore BAILEY Olga G. (dir.), GEORGIOU Myria (dir.), HARINDRANTH R. (dir.), Transnational lives and the media : re-imagining diaspora, Palgrave McMillan, 2007, 288 pages.

27. Cf. HOVANESSIAN Martine, " La notion de diaspora : les évolutions d'une conscience de la dispersion à travers l'exemple arménien ", in ANTEBY-YEMINI Lisa, BERTHOMIERE William et SCHEFFER Gabriel (dir.), Les diasporas, 2000 ans d’histoire, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2005, pages 65 à 78.

28. LAHIRE Bernard, L'homme pluriel. Les ressorts de l'action, Paris, Nathan, « Essais & Recherches. Sciences sociales », 1998, 271 pages.

29. KAUFMANN Jean-Claude, L'invention de soi, une théorie de l'identité, Paris, Hachette Littératures, « Pluriel », 2004, 352 pages.

30. SAYAD Abdelmalek, La double absence : des illusions de l'émigré aux souffrances de l'immigré, Paris, Le Seuil, « Liber », 1999, 437 pages.

31. BILLIG Michael, Banal nationalism, Londres, Sage Publications, 1995, 197 pages.

32. ANDERSON Benedict, L'imaginaire national, Réflexions sur l'origine et l'essor du nationalisme, Paris, La Découverte/Poche, " Sciences humaines et sociales ", 2002, 213 pages.

33. La jeune Diaspora Togolaise en France ne doit pas être confondue avec l’ancienne DTF. Ainsi, l’ancienne DTF est née en février 2005. Il s’agissait d’une coalition d'opposition contre le « coup d'état constitutionnel » qui visait à soutenir le candidat de l’Union des Forces de Changement, Bob Akitani. Elle comprenait au départ six sections partisanes togolaises : l’ADDI (Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral), le CAR (Comité d'Action pour le Renouveau), la CDPA (Convention démocratique des peuples africains), le PSR (Pacte socialiste pour le renouveau), l’UDS Togo (Union pour la Démocratie et la Solidarité), l’UFC (Union des Forces de Changement), mais la CDPA-BT (Convention Démocratique des Peuples Africains - Branche Togolaise), le CTR (Comité togolais de résistance), le CTSD (Comité togolais pour la survie de la démocratie), le RNDP (Rassemblement national pour la démocratie et le panafricanisme) et le Collectif des femmes togolaises en France qui allait devenir le COFEM (Collectif des femmes de la diaspora togolaise en France). L’implication de certains de ces partis au pouvoir a mis fin de fait à la coalition. Un « front de refus » s’est alors constitué avec le CTR et le RNDP, ainsi qu’un « mouvement de la force alternative d'opposition » avec la CDPA-BT. Rapidement, une vingtaine de jeunes militants du CTR impliqués dans la fédération européenne, comme Joël Viana qui était délégué du CTR au bureau exécutif provisoire de la Diaspora Togolaise en Europe dont il est devenu vice-président) se séparent du CTR et fondent une association officielle, la DTF qui veut représenter la société civile, s'écarter des partis et intégrer la diaspora de France dans le mouvement européen. Des conflits entre ces jeunes fondateurs et les représentants de l'ancienne DTF éclateront par la suite. Le statut de la jeune DTF est donc rapidement enregistré, en février 2006.

34. Bien entendu, si ces trois associations sont au cœur de cette étude, l'analyse porte sur toutes les associations diasporiques qui ont existé auparavant, comme la Diaspora Togolaise en Europe (DTE) ou le Mouvement Togolais pour la Démocratie (MTD).

35. Le terme d'entrepreneur sera développé par la suite en empruntant aux concepts développés par Joseph Schumpeter, Max Weber ou Michel Offerlé.

36. DUFOIX Stéphane, Les diasporas, Paris, Presses universitaires de France, " Que sais-je ? ", 2003, 127 pages.

37. Cette appellation renvoie d'abord à un phénomène en expansion, l'organisation de communautés d'individus sur plusieurs territoires [CENTLIVRES Pierre, « Portée et limite de la notion de diaspora », CEMOTI, 2000, volume 30, pages 5 à 12.]. Mais le débat s'engage dans les « diaspora studies » sur le contenu à donner à la définition d'une diaspora. Ce nom grec définissait au départ l'expérience juive après la destruction du Temple et la prise de la Judée par les Romains. Devenu le paradigme dominant, le modèle de la diaspora juive crée une sorte de cadre archétypal très prégnant qui se retrouve notamment dans l'existence de toute une série de facteurs censés permettre la description, la compréhension et surtout la catégorisation des diasporas. Ainsi, pour pouvoir parler pleinement de « diaspora » il faudrait que les éléments suivants soient réunis : la dispersion forcée ; l'expérience traumatique ; une répartition des populations sur plusieurs territoires qui forment un réseau de noyaux ; la durée de la migration ; l'existence d'un territoire, d'une patrie ou d'un « référent-origine » [DUFOIX Stéphane, Les diasporas, op. cit.] ; la continuité communautaire malgré l'exil et la conscience collective d'être et de vivre en diaspora. Et c'est cette combinaison de facteurs, non exhaustifs, qui varie selon les auteurs et forme des cadres conceptuels parfois très rigides [Comme c’est le cas chez Robin Cohen, sociologue qui s’intéresse aux migrants dans une perspective transnationaliste ou Gabriel Sheffer, professeur de science politique qui travaille sur la diaspora juive. Cf. COHEN Robin, Global diasporas : an introduction, Routledge, « Global diasporas », 2007, 240 pages. ou encore SHEFFER Gabriel, Diaspora politics : at home abroad, Cambridge, Cambridge University Press, 2003, 290 pages.].

38. Selon les expressions de Christine Chivallon ou de K. Mitchell citées par Christine Chivallon dans BERTHOMIERE William, CHIVALLON Christine (dir.), Les diasporas dans le monde contemporain, Un état des lieux, Paris, Karthala, MSHA, " Hommes et sociétés ", 2006, pages 17 et 20.

39. D'après Emile Djakpah, référent du MDTE, la diaspora « c'est toute communauté qui a quitté son pays d'origine pour se retrouver dans un autre pays qui n'est pas le sien et qui se retrouve ». Cf. Entretien enregistré.

40. Lors de la transition au pouvoir entre le général Étienne Gnassingbé Eyadéma et son fils Fauré Gnassingbé.

41. Comme ce fut le cas avec les Palestiniens qui voyaient dans son utilisation l'affirmation d'une destinée propre et d'un abandon politique et permanent des exilés [CUCHE Denys, " Entre assimilation et diasporisation : les immigrants d'origine palestinienne au Pérou ", in ANTEBY-YEMINI Lisa, BERTHOMIERE William et SHEFFER Gabriel (dir.), Les diasporas, 2000 ans d’histoire, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2005, page 458.] ou les Soninkés pour qui le terme symbolise une coupure avec le village d'origine.

42. Emmanuel Ma Mung écrit dans la conclusion générale de l'ouvrage dirigé par William Berthomière et Christine Chivallon, intitulé Les diasporas dans le monde contemporain : « Bref, son utilisation est de plus en plus fréquente. Pour en convaincre un sceptique quantitativiste, il suffirait de lui proposer de comparer deux requêtes sur le mot diaspora effectuées avec le moteur de recherche Google à deux années et demi d'intervalle : le résultat de la première réalisée en juillet 2003 fait apparaître 136 000 occurrences, celui de la seconde en février 2005 en donne 1 570 000, soit une multiplication par 11,5. » Si l'on renouvelle l'expérience, l'on obtient en avril 2009 plus de 13 300 000 occurrences sur Internet, dont 895 000 dans les sites francophones (692 000 sur les sites français), soit une multiplication par 97,8 par rapport à 2003.

43. De l'aveu même du référent du MDTE interrogé, Emile Djakpah, « oui, justement peut être c'est tendance aussi ce terme de diaspora. »

44. http://www.cemaf.cnrs.fr/spip.php?article89

45. Cf. Guide d’entretien et entretiens retranscrits en annexes. Toutes les citations issues de ces entretiens et utilisées dans ce dossier sont l’exacte retranscription des enregistrements réalisés. Les formulations sont celles des enquêtés et nous avons décidé de ne pas reformuler leurs propos. Les potentielles approximations de langage sont donc dues à la forme orale.

46. Cette observation a permis de percevoir les différences qu’il pouvait y avoir entre les associations diasporiques et les organes partisans comme le CTR.

47. Sur le rôle de ces réunions à but plus culturel ou identitaire entre migrants togolais, les observations menées dans des restaurants n’ont pas été très fructueuses et ce sont finalement les entretiens et les lectures qui se sont avérés plus instructifs.

48. Notamment au début de la troisième partie.

49. Cf. Annexes 1, 2 et 3.

50. Qui ne sont finalement que des estimations puisque la population même du Togo n’est pas connue. Cf. LOCOH Thérèse, « Démographie, démocratie au Togo », Afrology, 28 avril 2005. Source : http://www.afrology.com/soc/togo_demographie.html

51. SOHLER Karin, " Pratiques de la politique transnationale : une étude de cas des organisations et des mobilisations des migrants togolais en France ", op. cit.

52. En 1970, fut ainsi signée une convention bilatérale qui autorisait les migrants à circuler entre les deux pays avec une simple carte d'identité ou un passeport, et non un visa, et à travailler dans n'importe quel secteur sur présentation d'un certificat médical et d'un contrat de travail signé par le Ministère du Travail français. Toutefois, les politiques migratoires sont par la suite devenues plus restrictives. Ainsi, Valéry Giscard d'Estaing a enclenché, dans un contexte de crise économique, un long processus de révision des politiques d'immigration en décourageant notamment le regroupement familial. Une nouvelle convention bilatérale, dite « Convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République togolaise relative à la circulation et au séjour des personnes », signée en 1996 et mise en application en 2001, après publication au Journal Officiel le 28 novembre 2001, obligeait les étudiants et les stagiaires candidats à l'immigration à fournir une attestation d'inscription dans un établissement d'enseignement supérieur et dans une discipline qui n'était pas disponible au Togo, ou un permis de travail [comme l'indique le juriste Missodey Kodjo dans un article intitulé « Travail des Togolais en France », paru dans IciLomé.com le 20 octobre 2003.] et à justifier de moyens d'existence, avant même de poser le pied sur le sol français. De plus, l'utilisation du visa était désormais obligatoire pour toute circulation entre les deux pays. Enfin, une nouvelle loi d'immigration a été mise en place en 2006. Cette nouvelle législation visait à diminuer les demandes d'asile et de regroupement familial en stipulant que tout candidat au regroupement devait justifier d'une résidence stable pendant dix-huit mois, d'un logement décent et de revenus conséquents (un revenu au moins égal au SMIC).

53. Comme l'explique Jean Yaovi Dégli dans sa contribution au Congrès de la North American Convention for Togo (NACT) d'août 2006 intitulée « Le problème de l'expatriation massif des jeunes Togolais », contribution relayée par le site Bâtir le Togo.

54. DE MENTHON Jean, A la rencontre du Togo, op. cit., page 230.

55. DE MENTHON Jean, Ibid., page 234.



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