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L'orient Le Jour:Marée noire - Des aides parviendront de plusieurs organisations et de plus de dix pays



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L'orient Le Jour:Marée noire - Des aides parviendront de plusieurs organisations et de plus de dix pays

Un plan d’assistance internationale au Liban décidé lors d’une réunion élargie au Pirée


Des experts internationaux et des ministres de la Méditerranée orientale, dont le ministre de l’Environnement Yacoub Sarraf, se sont réunis hier au Pirée, le port d’Athènes, à l’initiative de l’ONU, pour adopter un plan d’action face à la marée noire provoquée par le bombardement israélien de la centrale électrique de Jiyeh, qui a causé une fuite de 10 000 à 15 000 tonnes de fuel dans la mer.
Convoquée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) et l’Organisation maritime internationale (OMI), la réunion, dont les travaux à huis clos se sont ouverts en fin de matinée, a adopté un « plan d’action d’assistance internationale » recensant trois objectifs principaux : fournir une aide immédiate aux autorités libanaises, évaluer les équipements et le personnel nécessaire pour le nettoyage, et mobiliser les contributeurs.

Le plan examiné, préparé par le Centre régional des Nations unies contre la pollution en Méditerranée (Rempec), vise à aider le Liban à nettoyer ses côtes et à éviter la propagation de la pollution dans les pays riverains. Après la cessation des hostilités, « il faut que nous avancions le plus rapidement possible », a déclaré lors d’une conférence de presse Achim Steiner, directeur exécutif du Pnue. « Il faut d’abord identifier l’ampleur de la pollution puis mettre en place les mécanismes de coordination et de soutien (au Liban) en matière d’équipements et d’experts, et surtout en matière financière », a-t-il relevé.


Ces mesures « coûteront au moins 50 millions d’euros, une estimation minimale qui sera rectifiée quand nous connaîtrons les besoins en nettoyage », a précisé M. Steiner. Les experts ont établi ces chiffres en référence à la catastrophe écologique provoquée en 1991 par le pétrolier chypriote Haven dans le golfe de Gênes, polluant les côtes de Ligurie et de Provence, qui avait coûté aux autorités 80 millions d’euros.

M. Steiner a indiqué, en outre, que l’Opec fournira une contribution financière immédiate de 200 000 dollars. Dix pays, l’Algérie, Chypre, l’Égypte, la France, la Grèce, l’Italie, le Maroc, la Norvège, le Danemark et l’Espagne, ont aussi offert une aide matérielle et financière. La Commission européenne examine pour sa part l’octroi de 10 millions d’euros, a indiqué une de ses représentantes, Pia Bucella. Elle a précisé que l’Union européenne avait déjà fourni des images satellites aux experts et continuerait d’apporter une aide technique.


Avant l’ouverture des travaux, le ministre Sarraf avait indiqué à la presse que le Liban comptait « de toute manière porter plainte contre Israël ». Il a également souligné que les autorités libanaises avaient identifié trente zones touchées, dont sept considérées comme prioritaires, incluant le port historique et touristique de Byblos. Son homologue chypriote, Photis Photiou, le ministre turc des Transports, Binali Yildirim, le ministre grec de la Marine marchande, Manolis Kefaloyannis, et le directeur général du ministère syrien de l’Environnement, Akram Khoun, participaient également à la réunion, aux côtés du secrétaire général de l’OMI, Efthymios Mitropoulos. Ce dernier a pour sa part déclaré qu’« il est important d’agir maintenant et ensemble pour éviter la confusion des compétences ». « Un échec ne sera pas pardonné », a-t-il mis en garde. Attendu, le commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas, s’est finalement fait représenter.
Par ailleurs, deux conteneurs chargés de six tonnes de matériels antipollution pour lutter contre la marée noire au Liban ont quitté hier le centre Polmar de Brest (Finistère). Ce chargement, acheminé par camion sur la base navale de Toulon (Var), sera regroupé avec d’autres matériels antipollution que la France va envoyer au Liban, a indiqué à l’AFP Monique Floch, responsable du groupe pollution marine au Centre technique maritime et fluvial de l’Équipement du Finistère.
Le matériel, chargé à Brest, comprend notamment 500 mètres de barrage, des nettoyeurs haute-pression, des produits absorbants et du matériel de pompage. Créés au lendemain de la marée noire de l’Amoco-Cadiz en 1978, les 13 centres Polmar de France, gérés par les directions de l’Équipement, entretiennent du matériel de lutte contre les pollutions marines par les hydrocarbures.
Action de Green Line

à Ramlet el-Baïda

Pour sa part, l’association écologique Green Line a décidé de commencer sans plus tarder une action pour minimiser les dégâts causés par la marée noire sur les plages libanaises. Hier, une trentaine de volontaires s’activaient sur la plage de Ramlet el-Baïda (Beyrouth) pour retirer le sable pollué par le pétrole, et dont la couleur noire est devenue dominante sur la côte. Leur travail, tel que nous l’a expliqué la coordinatrice de l’opération sur le terrain, Jana Nakhal, est principalement manuel. « Nous aurions eu besoin d’un tracteur, parce que l’espace à couvrir est trop grand », nous dit-elle.
L’ONG a obtenu, en vue de son action sur le terrain, une autorisation du ministère de l’Environnement pour procéder à son travail. Mais le porte-parole de Green Line concernant la crise de la marée noire, Waël Hmaïdane, souligne que le ministre de l’Environnement lui aurait demandé de ne pas commencer tout de suite le travail sur le terrain, sans préciser « les causes de ce revirement ». Le ministre Sarraf était injoignable hier pour cause de voyage.

Quoi qu’il en soit, Green Line se trouvait bon gré mal gré sur la plage de Ramlet el-Baïda hier, bien que la coopération avec le gouvernement lui soit nécessaire pour mener à bien son entreprise, notamment en ce qui concerne l’obtention du matériel spécialisé. « L’association qui est généralement en charge de cette plage a tenté de nous dissuader de commencer les travaux, prétextant la présence d’œufs de tortues de mer, explique Jana Nakhal. Mais nous avions déjà délimité avec elle les zones sensibles, et nous ne comptons pas y toucher. »

Les volontaires se trouvaient donc sur place, avec des pelles et des seaux, pour retirer le sable pollué, sous la supervision d’experts de la compagnie « Navy Group ». Georges Eid, le directeur du département de lutte contre la pollution dans la compagnie, explique l’urgence de la situation. « Il faut aller vite, estime-t-il. La profondeur du sable pollué est passée de 35 à 45 centimètres en quelques jours. Il ne faut plus que 5 centimètres de plus pour que la pollution atteigne les nappes phréatiques. »
M. Eid, dont la compagnie a participé à des travaux d’analyse à la demande du ministère de l’Environnement au Nord comme à Beyrouth durant le conflit, considère qu’il faut faire appel au plus vite à un personnel qualifié pour effectuer le travail de nettoyage, même si l’action des volontaires est louable dans tous les cas. « Il faut beaucoup plus de moyens pour faire face à une telle catastrophe », dit-il. Pour lui, cinq couches de sable superposées ont été polluées à Ramlet el-Baïda, séparées par des couches de sable propre. Ces couches polluées doivent être retirées et traitées, d’après lui.
C’est ce à quoi se sont employés hier les volontaires écologistes, retirant des quantités de sable, avec leurs outils et avec pour seul équipement des barres de tissu absorbant placées à même la plage, pour empêcher autant que possible une plus grande contamination du sable. Ces barres avaient été fournies auparavant par le ministère. Les quantités retirées ont été transportées dans des camions assurés par « Navy Group ». « Le problème est maintenant de savoir où transporter ce sable, souligne Jana Nakhal. Nous avons trouvé un endroit de stockage adéquat, mais nous attendons l’approbation du ministère. »

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